Lin Shun-Shiung (林順雄) La réalité est elle une tâche ?

Lin Shun-Shiung (林順雄) (Taiwan, 1948)

Né à Pingtung, Taiwan en 1948 il fit ses études au “National Defense University in Department of Applied arts”. Sa peinture est liée à l’eau dont il maitrise à la perfection les techniques de l’aquarelle occidentale.Mais une peinture qui puise aussi à la tradition orientale, autant par l’atmosphère que par la vision de paix qu’elle distille.

53++.tifEn quoi un peintre figuratif, amoureux des fleurs et des animaux, proche de la figuration hyperréaliste ou s’en rapprochant, peut -il nous intéresser. Et pourquoi le monde est il une tâche ?

Lin Shun Shiung

Lin Shun Shiung

Ce qui frappe d’abord, et dans toutes ses oeuvres, c’est une attention extreme au détail, à une figure comme échappée telle quelle du réel, parfois la scène entière, en étrangeté,parfois un élément. Et puis cette lumière que l’on peine à qualifier de couleur, qui est une saturation entre les deux mondes.

Cela surprend, comme si une part de la vision accolée à nos rétines, était d’un coup était déchirée,  extirpée  et ramenée avec un peu de la profondeur du fond, une teinte dont elle n’est pas entièrement pourvue et parfois l’inverse survient, le fond, ce que je nomme la tâche vient colorer comme par contagion la fidèle restitution du dessin. Quelque chose choque.

Lin Shun Shiun

Lin Shun Shiun

Que choisir du fond ou du détail, ce mouvant qui vient vers nous.

Car c’est le fond qui remonte. Avec lui une profondeur d’une nature pleine, velouté d’un plein flou, couleur omnipotente, je ne vois plus que ça. Est-ce un arrière plan ou est-ce la perspiration de nos tissus qui remontent et le monde et nous ne sont ils qu’une même chose ?  S’agit il uniquement de changer de focale ?  L’angoisse se mue en acquièscement.

Que de tergiversation, comment le monde nous arrive t’il et qu’est ce de changer, d’adapter le regard, de lier la surface du  connu à la surprise et se laisser glisser, réconforté vers ce qui n’est plus nous. nous noît.

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J’observe les troncs et la matière, je n’y vois plus des troncs, les herbes et la feuille, le dur de l’écorce ont disparu , ce n’est encore rien, je me laisse envahir de bleu, j’accueille le papillon ou l’oiseau, je deviens forme géométrique à bonne distance des tissus et des cellules, la couleur et la forme me redéfinissent, l’alentour m’étreint et je disparais.

Lin Shun Shiung

Lin Shun Shiung

Lin Shun Shiung

Lin Shun Shiung

Pour en savoir plus :

notice bibliographique
Quelques oeuvres et d’autres ici et encore ici
Ses aquarelles sur Oriental Art
et + Sur Facebook

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