traces des fourmis dans la fourmilière

[Gu Gan 5] Le monde est écrit ou plutôt s’écrit comme les traces des fourmis dans la fourmilière. Il m’est extrêmement difficile de comprendre ce qui se joue dans cet ensemble complexe qui est le texte, l’empire, le collectif. De la même façon, qu’est ce que cette carte, que sont ces vides et qu’y inscrit t’on, jusqu’à quand va t’on inscrire ces faits et gestes, ses noms dans la cellule et le décompte des jours, ces annotation dans les recoins au fur et à mesure que progresse le voyage, que meurent les équipages et que passent les tempêtes. La carte. Qu’est ce que cela implique ? Si le monde est un livre ou cette feuille qui se déroule et se couvre de caractères, surgissant des uns des autres, des conjonctions et de la succession des signes, de la ressemblance et de l’équivalence, de la différence et la contradiction, d’un espace libre ou du grain  du papier, papier artisanal proche du végétal ou papier journal. La papier et le tracé des encres reprend toutes les formes et puis il y a un moment où surgissant du vide et de l’indistinction une pensée gestuelle établit son propre vide et organise l’espace autour d’elle jusqu’à devenir expression de la créature vivante. Le sens obéit à cet ensemble de subordination, à la règle du propos qui domine le papier, la cacophonie, la tolérance à toutes voix égale se tait au moins pour un temps.

gu-gan-yade-dew

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out /  Change )

Google photo

You are commenting using your Google account. Log Out /  Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out /  Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out /  Change )

Connecting to %s