traces des fourmis dans la fourmilière

[Gu Gan 5] Le monde est écrit ou plutôt s’écrit comme les traces des fourmis dans la fourmilière. Il m’est extrêmement difficile de comprendre ce qui se joue dans cet ensemble complexe qui est le texte, l’empire, le collectif. De la même façon, qu’est ce que cette carte, que sont ces vides et qu’y inscrit t’on, jusqu’à quand va t’on inscrire ces faits et gestes, ses noms dans la cellule et le décompte des jours, ces annotation dans les recoins au fur et à mesure que progresse le voyage, que meurent les équipages et que passent les tempêtes. La carte. Qu’est ce que cela implique ? Si le monde est un livre ou cette feuille qui se déroule et se couvre de caractères, surgissant des uns des autres, des conjonctions et de la succession des signes, de la ressemblance et de l’équivalence, de la différence et la contradiction, d’un espace libre ou du grain  du papier, papier artisanal proche du végétal ou papier journal. La papier et le tracé des encres reprend toutes les formes et puis il y a un moment où surgissant du vide et de l’indistinction une pensée gestuelle établit son propre vide et organise l’espace autour d’elle jusqu’à devenir expression de la créature vivante. Le sens obéit à cet ensemble de subordination, à la règle du propos qui domine le papier, la cacophonie, la tolérance à toutes voix égale se tait au moins pour un temps.

gu-gan-yade-dew

China girl among other things

suite photographique chinoise (c) auteur inconnu

L’histoire ne se déroule pas forcément en Chine et si la manière est datée , aux environ de 2000 , un petit effort  ferait facilement remonter vers l’époque du jazz à Shanghai et celle plus lointaine des grandes migrations vers  San Francisco, Sydney, Taipei , elle raconte toujours la même histoire celle d’un départ et d’une tentative de rester non de diluer son ascendance dans le nouveau lieu mais s’y faire, prolonger l’existence à partir de ce nouveau comptoir, sans rire et sans prendre racine, seulement pour un temps, il n’est pas possible de raconter une histoire sans ses variations

10580843_10203415801948011_7350667460284237899_o 10577059_1657250094500748_7713505426856494216_n 10570305_1657250434500714_4707007778494969087_n 10568975_1657250454500712_447692711225314109_n 10557230_1657250207834070_7860442110337979507_n 10540922_678295078905257_2844729398954262266_n 10538661_1657250467834044_8057648141209421345_n 10527270_1657250271167397_8443095834563677156_n 10527254_1657250414500716_786343196659744906_n 10523837_1657249987834092_8612182485370941614_n 10522469_1657250621167362_1816814433580320108_n 10514733_1657250511167373_5239371459202370537_n 10502071_1657250544500703_6835838502586740253_n 10500324_1657250574500700_7893216907114515087_n 10489984_1657250034500754_5902977821857794007_n 10471362_1657250594500698_4886957564149098970_n 10460512_1657250481167376_4075200415312715630_n 10339573_1657249924500765_4888049279070612518_n 10154894_1657250117834079_4617137599118537832_n